Google+ La Gazette de Bigbull: pousseur

SOUVENEZ-VOUS

OHÉ DU NAVIRE ! *** Retour de la GAZETTE DE BIGBULL avec un article sur un caboteur de la Seine ... le FRISIAN INO ... ***

Badge Facebook

Affichage des articles dont le libellé est pousseur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pousseur. Afficher tous les articles

samedi 7 septembre 2013

RÉFORMÉ ... MAIS APTE AU SERVICE SUR LA SEINE

Apparition d'un étrange convoi ...
Cet étrange convoi à hauteur du pont de Bezons a attiré mon attention, une drague avec une grue excavatrice accouplée à sa marie-salope* et poussée par un ... ou une ... mais il m'a bien semblé qu'en réalité le pousseur se trouvait être en fait une "POUSSEUSE" militaire (même si le terme n'existe pas) ... il me faut en avoir le cœur net, quel est donc cet engin vert qui poussait ce convoi avec une si belle force ...
Mais où est le pousseur ... ou bien la ...
Avant l'enquête, une petite étude technique du convoi, fournie par un ami (merci Bernard) : Le pousseur pousse une barge de travail (dragage à l'aide d'une excavatrice). On peut distinguer la structure du pousseur (noir sur fond bleu), montée comme une lame de bulldozer. Cette structure semble pouvoir être réglée en largeur par un vérin hydraulique.

De plus le pousseur est relié à la barge par deux câbles qui le plaquent contre l'arrière de la barge pour une bonne manœuvrabilité. A droite de la barge, la "marie-salope" est amarrée à couple en position de travail (l'excavatrice y décharge la boue qu'elle tire du fond). Cette marie-salope est équipée d'un plan de poussage jaune (voir dernière photo de l'article) suffisamment haut pour s'ajuster au tirant d'eau selon le chargement.
Le pousseur en action ...
La marie-salope à couple barge déséquilibre l'ensemble vers la droite et oblige le pousseur à mettre un peu de barre à gauche.

C'EST BIEN UNE "POUSSEUSE" MILITAIRE

Passons maintenant aux résultats de l'enquête, il s'agit bien là d'un engin militaire, retiré du service actif par réforme et racheté au domaine. Et finalement, c'est bien une "POUSSEUSE" car nous avons devant nous une VEDETTE DE PONTAGE Mle F1 (en 2 parties séparées pour le transport) en service dans l'armée française de 1973 à nos jours même si il semble peut probable qu'il en reste beaucoup en activité de service car cette vedette est en fin de vie, on annonce l'arrivée d'une vedette modèle F2 pour 2014. Et cette vedette était fabriquée par l'Arsenal de TARBES.

Un peu de poésie dans une vie de soldat ...

En service dans les régiments du génie, cette vedette équipée d'un moteur DEUTZ F10 L413 de 169 Kw (230 ch.) à 2400 tr/mn et de deux hélices était utilisée pour pousser les éléments de pont et de franchissement d'un poids de 60 tonnes. De même elle était aussi utilisée en sécurité des EFA, Élément de Franchissement de l'Avant (voir un EFA) en leur permettant, lorsqu'ils étaient constitué en pont, de rester parfaitement alignés et maintenu dans le courant.



Quelques données techniques
La Flèche IV de Nantes photographiée à ... Sète ...
Longueur totale : 8,30 m.
Largeur totale   : 2,49 m.
Hauteur sans mât : 2,48 m.
Poids total : 4 800 Kg
Capacité réservoir : 245 Litres (autonomie 8 à 9h00 en navigant seule et 5h00 en poussant)



DIMENSIONS ...EXTRAIT DU MAT 4907 (armée de terre)
PLAN DE CHARGEMENT ... EXTRAIT DU MAT 4907 (armée de terre)




Le moteur DEUTZ.F10 L413


Laissons la s'éloigner et poursuivre ainsi une carrière si bien poussée ...

* MARIE-SALOPE : MARIE était souvent un nom donné a un bateau et SALOPE un adjectif utilisé fréquemment jusqu'au XIXème siècle pour désigner à l'époque quelque chose de sale ou malpropre. En combinant des deux termes on désigne alors une embarcation recevant la vase, le sable ou les débris récupérés et extraits lors des opérations de dragage.



jeudi 22 août 2013

RETOUR DU GOELAND

Un petit ton vintage pour rappeler l'âge de ce pousseur.
Aujourd'hui, à hauteur du pont de Bezon j'ai de nouveau vu dans l'objectif de mon appareil le pousseur de la CEMEX, le GOELAND, l'occasion ici de le mettre en valeur par ce petit article. Ce pousseur fabriqué en 1963 à Villeneuve le Roi a d'abord été mis en service sur le Rhône et s’appelait LYON avant de devenir le GOELAND en 1969 et de rejoindre la Seine où, comme vous le voyez, il sert toujours.


Une belle puissance ...

une belle allure ...

un bel âge ...


J'adore les 4 cheminées.

jeudi 15 août 2013

LES COSTAUDS DE LA SEINE


Ils sont là les costauds de la Seine et ce sont pour moi ...

De gauche à droite, l'EMERILLON, le GOELAND et l'AIGLE


                                                       ... les pousseurs, des navires spécialisés dans le transfert de barges. Évoluant aux alentours du quai de Javel de part et d'autre du pont de Garigliano nous verrons aujourd'hui trois beaux pousseurs en action. Ces pousseurs, dotés d'une très forte puissance moteur, travaillent aux transferts des barges nécessaires à la production de la société CEMEX (Production et commercialisation de granulats et de bétons prêts à l'emploi).
Le pousseur AIGLE pousse une barge vide de grande capacité.




Un bateau quel qu'il soit doit être en permanence propre entre autre c'est
un gage de sécurité et évite les ponts glissants et autres obstacles.
Même la barge a droit à son nettoyage.

















En permanence les pousseurs assurent le transfert des barges pleines ou vides situées aux alentours du centre de production de port Victor et permettent le déplacement et l'acheminement des graviers, sables ou autres matériaux nécessaires à la fabrication du béton ou des granulats. C'est un va et vient incessant entre les deux berges sur de courtes distances mais également vers d'autres ports ou site de production situés sur la Seine.
Le pousseur EMERILLON dans ses multiples déplacements de la journée.

Début de la manœuvre d'approche d'une barge.




Approche et positionnement parfaits ...
Puissance du moteur pour bouger la barge.














On aperçoit les remous créés par l'utilisation des différentes
hélices afin d'obtenir le mouvement du bateau souhaité.
La barge a décollée par l'arrière, le matelot détache alors la proue de la barge.


















En arrière toute car impossible de pivoter à cet endroit.




Le pousseur EMERILLON sous plusieurs aspects.


Le pousseur GOELAND, immobile avant l'effort, a aussi sa part de travail.




Toute la puissance des moteurs pour démarrer ...




... puis hélice tribord en action
pour faire pivoter le convoi.




Cette manutention par barges et pousseurs permet, et c'est très appréciable, une économie pour la société en terme de noria de camions mais également économie de bruit et pollution pour notre bonne vieille capitale. Imaginez une barge pouvant transporter 2620 tonnes de graviers et bien cela évite tout simplement 87 rotations d'un poids lourd de 30 tonnes.


2620 tonnes de port, ... c'est marqué dessus.