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OHÉ DU NAVIRE ! *** Retour de la GAZETTE DE BIGBULL avec un article sur un caboteur de la Seine ... le FRISIAN INO ... ***

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vendredi 4 mars 2016

A ROUEN LE FRISIAN INO CABOTEUR

 
Le FRISIAN INO 

Construit en 2012 à Haïphong ce caboteur à la coque bleue fréquente souvent la Seine et vient livrer sa cargaison dans nos ports fluviaux. D'une longueur de 87,5 m il présente la forme classique des caboteurs modernes. Lors de sa rotation, il venait livrer des engrais amonitrates (principal forme d'engrais utilisé en France) depuis Anvers jusqu'à St Aubin Les Elbeuf. Avec 8,75m de tirant d’air à ballast ce voyage présentait certaines difficultés pour le pilote, en particulier, le passage du pont SNCF de Oissel avec 15 cm de clair seulement au passage.
 Pont SNCF de OISSEL ...photo prise sur le blog : oissel.net



De face, de l'arrière et de profil la passerelle du FRISIAN INO.







FRISIAN INO
IMO : 9463877
Tonnage : 1801 tonnes
Dwt : 2625
Longueur : 87,5 mètres
Largeur : 11 mètres
Tirant d'eau : 4,15 mètres
Chantier : Thanh Long à Haïphong au Vietnam en 2012
Nom précédent : CK PEARL

Une étrave arrondit.
Pour bien distinguer la passerelle.  


A quai, cales fermées. 

mardi 29 juillet 2014

PONT DE BEZONS ... UN SUEDOIS

21 juillet 2014 l'automoteur BJORN progresse vers Paris ...



UNE BELLE PROGRESSION

TIMONERIE

ÉTRAVE

LA POUPE

AMBIANCE CINÉMA VINTAGE

mardi 22 juillet 2014

LE SMACK DU PONT DE BEZONS

Non ne vous inquiétez pas, nul photo d'amoureux sur le pont de Bezons, mais plutôt un joli cargo fluvial que j'ai eu le plaisir de capturer dans mon objectif hier matin. 
Au loin ... enfin un gros gabarit ...














Voici le SMACK qui se présente, dommage le temps est un peu couvert.





















Au vu du gabarit de ce SMACK je préfère employer le terme de cargo fluvial qui me rappelle ainsi le temps où je pouvais à loisir photographier des cargos maritimes. Cependant pour les puristes je pense que le SMACK est un automoteur mais tant pis j'utiliserais le terme de "cargo fluvial".
2950 tonnes de port en lourd ... cela en fait des camions économisés.
Cela faisait plusieurs fois que je "guettais" à cet endroit des bateaux un peu plus conséquent en tonnage que ceux naviguant au cœur de Paris. Ce coup-ci ma persévérance a été récompensée avec ce SMACK qui naviguait en direction du port de Gennevilliers et probablement en provenance du Havre - Port 2000.
Toujours mon goût pour les étraves.
Ce cargo fluvial de 110 mètres de long et de 11.45 mètres de large a une capacité d'emport de 2950 tonnes. Cela lui permet de pouvoir charger jusqu'à 128 EVP. De plus des modifications importantes telles que des cloisonnements, des cadres supports de conteneurs, des réserves de flottabilité ont été apportées à ce bateau ainsi que des études de stabilité et de risque.
Des containers, toujours plus de containers pour notre société de consommation...
Ainsi le SMACK est certifié et peut accéder à certains ports par la voie maritime. En particulier cela lui permet d'accéder directement au Port 2000 du Havre qui est un  port extérieur (accès exclusivement par la mer) assurant l’accueil et le traitement rapide des plus grands porte-conteneurs du monde dans des conditions nautiques et logistiques optimales.
Une passerelle qui s'élève en fonction des conditions de navigation.














Arrière de la passerelle ...



















L'utilisation de "cargo fluvial" tel que le SMACK génère des économies conséquentes en terme de manutention et de transfert de containers soit par barge soit par voie terrestre qu'elle soit routière ou ferroviaires.

Sous le pont de Bezons.

Direction ... le port de GENNEVILLIERS.



mardi 10 septembre 2013

MS TÛRANOR PLANETSOLAR EN SEINE A PARIS

IL ARRIVE ...

DE LOIN ...
Il est arrivé vers 12h30 en ce 10 septembre, une entrée dans Paris sous les caméras de télévisions et les appareils photos installés sur le pont de Garigliano. A petite vitesse, il a gagné son quai d’amarrage avec une allure majestueuse. Très joli bateau, ce catamaran solaire est tout simplement magnifique et imposant à mon goût. 

DE PRES ...






























Les amateurs de voiliers regretteront certainement l’absence de mâts mais ils apprécieront le fait que ce bateau d’un poids de 100 tonnes évolue uniquement grâce aux seules cellules photovoltaïques (+ de 29 000) recouvrant les 512 m2 de pont (23 mètres de large sur 35 mètres de long). Ceux-ci captent l'énergie du soleil la journée, même s'il pleut, et alimentent des batteries situées dans les flotteurs. Le MS TÛRANOR peut ainsi donc continuer à naviguer la nuit. Il est, de plus, très joli à voir évoluer sur la Seine dans un déplacement quasi silencieux et écologique (vitesse maximale 15 km/heure – 9 personnes maxi à bord).


 












UN SALUT DU COMMANDANT
QUE DE PERSONNES ... QUE DE CELLULES PHOTOVOLTAÏQUES



 ELLE EN A VUE D'AUTRES LA TOUR EIFFEL
IMPRESSIONNANT DE PRES COMME DE LOIN

En provenance de Miami via Ostende, soit un déplacement de plus de 8000 km, il a remonté la Seine pour trouver lentement sa place entre le pont de Garigliano et le pont de Mirabeau sur le quai de Javel. Un amarrage assez long du fait de la hauteur du bateau par rapport aux poteaux servant aux élingues. Les poses de la garde et de la pointe étant très importantes et ont nécessité un guidage très précis depuis le pont par son commandant, Mr Gérard d’Aboville  (voir sa bio sur Wikipédia), afin d’éviter tout choc éventuel sur les immenses panneaux solaires déployés.


 UN ACCOSTAGE DE PRÉCISION...

Mr D'ABOVILLE A L'INTERVIEW

ET LES AUTORITÉS SUISSES AUSSI


Il est de retour d’une expédition le long des côtes américaines où il a servi de support aux scientifiques de l’université de Genève, leur permettant ainsi d’effectuer toute une série de mesures physiques et biologiques aussi bien dans l’eau que dans l’air. Ces prélèvements effectués sont uniques, puisque du fait de la propulsion électrique, ceux-ci sont exempts de la moindre trace de pollution, ce qui n’est pas possible sur les navires scientifiques classiques. Ces mesures permettent de travailler sur le réchauffement de la planète et son influence sur les courants maritimes en particulier grâce à l’étude le long du Gulf Stream. Le MS TÛRANOR est également un formidable vecteur de communication, lors de ses escales, pour sensibiliser le grand public aux enjeux climatiques du futur. Les parisiens pourront donc profiter de sa présence et du stand planetsolar jusqu’au 15 septembre.

N’oublions pas non plus l’impact technologique de cette construction Suisse qui pourrait ainsi permettre dans le futur d’adapter cette « propulsion solaire » à d’autres types de bateaux. Ce navire a été le premier a effectuer un tour du monde sans utiliser la moindre goutte de carburant.

samedi 7 septembre 2013

RÉFORMÉ ... MAIS APTE AU SERVICE SUR LA SEINE

Apparition d'un étrange convoi ...
Cet étrange convoi à hauteur du pont de Bezons a attiré mon attention, une drague avec une grue excavatrice accouplée à sa marie-salope* et poussée par un ... ou une ... mais il m'a bien semblé qu'en réalité le pousseur se trouvait être en fait une "POUSSEUSE" militaire (même si le terme n'existe pas) ... il me faut en avoir le cœur net, quel est donc cet engin vert qui poussait ce convoi avec une si belle force ...
Mais où est le pousseur ... ou bien la ...
Avant l'enquête, une petite étude technique du convoi, fournie par un ami (merci Bernard) : Le pousseur pousse une barge de travail (dragage à l'aide d'une excavatrice). On peut distinguer la structure du pousseur (noir sur fond bleu), montée comme une lame de bulldozer. Cette structure semble pouvoir être réglée en largeur par un vérin hydraulique.

De plus le pousseur est relié à la barge par deux câbles qui le plaquent contre l'arrière de la barge pour une bonne manœuvrabilité. A droite de la barge, la "marie-salope" est amarrée à couple en position de travail (l'excavatrice y décharge la boue qu'elle tire du fond). Cette marie-salope est équipée d'un plan de poussage jaune (voir dernière photo de l'article) suffisamment haut pour s'ajuster au tirant d'eau selon le chargement.
Le pousseur en action ...
La marie-salope à couple barge déséquilibre l'ensemble vers la droite et oblige le pousseur à mettre un peu de barre à gauche.

C'EST BIEN UNE "POUSSEUSE" MILITAIRE

Passons maintenant aux résultats de l'enquête, il s'agit bien là d'un engin militaire, retiré du service actif par réforme et racheté au domaine. Et finalement, c'est bien une "POUSSEUSE" car nous avons devant nous une VEDETTE DE PONTAGE Mle F1 (en 2 parties séparées pour le transport) en service dans l'armée française de 1973 à nos jours même si il semble peut probable qu'il en reste beaucoup en activité de service car cette vedette est en fin de vie, on annonce l'arrivée d'une vedette modèle F2 pour 2014. Et cette vedette était fabriquée par l'Arsenal de TARBES.

Un peu de poésie dans une vie de soldat ...

En service dans les régiments du génie, cette vedette équipée d'un moteur DEUTZ F10 L413 de 169 Kw (230 ch.) à 2400 tr/mn et de deux hélices était utilisée pour pousser les éléments de pont et de franchissement d'un poids de 60 tonnes. De même elle était aussi utilisée en sécurité des EFA, Élément de Franchissement de l'Avant (voir un EFA) en leur permettant, lorsqu'ils étaient constitué en pont, de rester parfaitement alignés et maintenu dans le courant.



Quelques données techniques
La Flèche IV de Nantes photographiée à ... Sète ...
Longueur totale : 8,30 m.
Largeur totale   : 2,49 m.
Hauteur sans mât : 2,48 m.
Poids total : 4 800 Kg
Capacité réservoir : 245 Litres (autonomie 8 à 9h00 en navigant seule et 5h00 en poussant)



DIMENSIONS ...EXTRAIT DU MAT 4907 (armée de terre)
PLAN DE CHARGEMENT ... EXTRAIT DU MAT 4907 (armée de terre)




Le moteur DEUTZ.F10 L413


Laissons la s'éloigner et poursuivre ainsi une carrière si bien poussée ...

* MARIE-SALOPE : MARIE était souvent un nom donné a un bateau et SALOPE un adjectif utilisé fréquemment jusqu'au XIXème siècle pour désigner à l'époque quelque chose de sale ou malpropre. En combinant des deux termes on désigne alors une embarcation recevant la vase, le sable ou les débris récupérés et extraits lors des opérations de dragage.