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lundi 11 novembre 2013

L'HERMIONE ET LA FAYETTE DANS LA GAZETTE









Une page franco-américaine de notre histoire maritime et navale se reconstitue à ROCHEFORT avec la construction de la réplique à l'identique de la frégate HERMIONE dont je vous parle aujourd'hui grâce aux photos d'Eugène GILLET ... (Site officiel de la reconstruction de l'HERMIONE)
UNE FORME DE RADOUB - HORS SERVICE
Au XVIIème siècle, la France, qui souhaite augmenter sa présence sur les mers du globe, décide en 1666 par l'intermédiaire de Colbert de se doter d'une marine de guerre de qualité. Afin de pouvoir construire des bateaux, mais également de les réparer, de les approvisionner, de les armer et de les entretenir, il est construit à Rochefort sur les rives de la Charente un nouvel arsenal royal.
LA FORGE
LA MAQUETTE













C'est dans cet arsenal qu'en 1777 est lancée la construction d'une série de 4 frégates légères dite "frégate de 12" car ses canons au nombre de 26 étaient capables de tirer des boulets de 12 livres (6 kg). Vitesse et maniabilité étaient les qualités de ces navires dotés de trois mâts supportant jusqu'à 1500 m2 de voilures. Long au total de 65 mètres et large de 11, ces bateaux étaient armés par un équipage de 255 à 316 marins. Le grand mât culmine à une hauteur de 56.5 m. Il y avait en plus des 26 canons de 12 livres 8 canons de 6 livres.


POSE DE LA MATURE SUR LA RÉPLIQUE DE L'HERMIONE
L’AFFÛT EN ATTENTE DU CANON DE 12 LIVRES
LA ROUE DE LA BARRE

56,5 m. LE PLUS HAUT DES TROIS















Les 4 frégates de ce type seront : la CONCORDE, la COURAGEUSE, la FÉE et l'HERMIONE.

MAJESTUEUX MÊME EN BASSIN

UNE BIEN BELLE LIGNE















Nous nous intéresseront à l'HERMIONE dont la construction fut lancée en 1778 et qui se rendit célèbre en liant son destin à celui du général LA FAYETTE. Après 11 mois d'un dur labeur, les centaines de charpentiers, menuisiers, cloueurs, cordiers, calfats, ... employés sur ce chantier eurent la satisfaction de voir l'HERMIONE mise à l'eau. De mai à décembre 1779, la frégate effectue ses essais en mer dans le golf de Gascogne sous le commandement d'un jeune lieutenant de vaisseau qui deviendra vice-amiral et commandant en chef de la marine de Napoléon, LOUIS RENÉ MADELEINE de la TOUCHE TRÉVILLE.

J'IMAGINE LE GÉNÉRAL LA FAYETTE EMBARQUANT
C'est le 10 mars 1780 que le général LA FAYETTE embarque sur l'HERMIONE et effectue en 38 jours la traversée qui lui permet de débarquer à BOSTON afin d'apporter au général WASHINGTON les nouvelles de l'arrivée de renforts français. Le 2 juin l'HERMIONE appareille et combat la frégate britannique IRIS et subit d'importants dommages (260 coups de canon en 1 heure et demie, la TOUCHE TRÉVILLE est blessé au bras). Le 2 mai 1781 elle reçoit à son bord le tout nouveau Congrès américain. Le 21 juillet 1781 elle est engagée à plusieurs reprises aux cotés du vaisseau l'ASTRÉE commandé par Jean-François de la PÉROUSE, et obtient de nombreux succès (509 coups de canon effectués à la bataille de LOUISBOURG).

VUE ARRIÈRE
En février 1782, le succès des insurgés américains étant acquis, la frégate toujours commandé par le désormais capitaine de vaisseau LOUIS RENÉ de la TOUCHE TRÉVILLE regagne la France. Deux années d'engagement aux côtés des insurgés américains ont définitivement fait la gloire de cette frégate symbole de l'engagement des français aux côtés des américains.
LA VIGIE ... UN SACRÉ POSTE D'OBSERVATION

UNE VUE DU PONT













LA BORDÉE
Malheureusement, le 20 septembre 1793, l'HERMIONE, servis par un équipage peu expérimenté et guidé par un pilote local commettant trop d'erreurs, heurtera, à peine sortie de l'estuaire de la Loire, des rochers au large du Croisic sur le Plateau du Four. Le capitaine de vaisseau Pierre MARTIN (au commandement du navire depuis le début de 1793) fait évacuer l'équipage et la frégate sombrera quelques heures plus tard. Lors du conseil de guerre qui suivit ce naufrage, le futur amiral Pierre MARTIN fut exonéré de toute faute.
MAGNIFIQUE TABLEAU SUR LA POUPE
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