Google+ La Gazette de Bigbull: août 2009

SOUVENEZ-VOUS

OHÉ DU NAVIRE ! *** Retour de la GAZETTE DE BIGBULL avec un article sur un caboteur de la Seine ... le FRISIAN INO ... ***

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vendredi 28 août 2009

1 CYCLONE OMAR + 1 ILE LA MARTINIQUE + 1 PORT FORT-DE-FRANCE = 1 EPAVE LE LADY GRACE II


44 ans et belle allure, ...

21 avril 2006, le caboteur au large de Fort-de-France.

Le 16 octobre 2008, le cyclone Omar passait au large de la Martinique et lançait la force de ses vents sur les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélémy. Mais dans son sillage une forte houle naissait en mer des caraïbes et venait frapper les côtes martiniquaises. De violentes vagues s'écrasaient toute la journée sur des côtes habituellement abritées.


Trajectoire d'Omar - image du site : http://ma-meteo.over-blog.com/

La houle d'Omar provoquait finalement de gros dégâts sur notre département. L’ensemble des équipements placés en bord de mer a été très sérieusement endommagé. Des maisons traversées par la mer, un restaurant et un poste à essence, plusieurs équipements touristiques à Case-Pilote, au Carbet et à Saint Pierre ont été partiellement ou entièrement détruits. Aux Trois-Ilets, commune connue pour son infrastructure touristique, le ponton de l’hôtel "Le bakoua" a été emporté par la houle et certaines chambres placées à même la plage ont été inondées par l’eau de mer. En plusieurs points de la côte caraïbe, la circulation routière a été rendue impossible et des déviations ont dû être mises en place. Jeudi en début de soirée, la préfecture annonçait le chiffre de 800 abonnés de l’électricité privés de courant, qui devait être rétabli dans le courant de la soirée. Par ailleurs, le quartier de l’Anse Bellune, au Prêcheur (au Nord-Est de l’île) était encore isolé, jeudi soir. La route reliant ce quartier à l’Anse couleuvre était impraticable. Le rectorat de la Martinique a dû fermer plusieurs écoles à la suite d’inondations. Enfin plusieurs embarcations ballottées par la houle ont échoué sur les plages ou contre des rochers.L'arrêté interministériel daté du 25 juin 2009 et publié le 1er juillet 2009 déclare en état de catastrophe naturelle les communes suivantes : le Prêcheur, Case-Pilote, St Pierre, Bellefontaine, Le Carbet, Sainte-Luce, Les Anses d'Arlet, les Trois-Ilets, Sainte-Anne et Schoelcher.


21 avril 2006, au quai des GMC...


22 juin 2006, au même quai mais dans l'autre sens.

Pour le port de Fort de France, cette houle lui a déposé sur ses flancs un bien encombrant cadeau. Relativement bien protégé des phénomènes venant de l'Est, les installations portuaires sont par contre vulnérables à ceux, heureusement beaucoup plus rares, venant de l'Ouest.

26 juillet 2007, son nom est effacé comme un mauvais présage ???

Le petit caboteur LADY GRACE II, pavillon de St-Vincent, attendait au mouillage une accalmie pour venir à quai, lorsqu'en fin de matinée le 16 octobre, sous un coup de vent particulièrement violent, sa chaîne a cassée. L'infortuné s'est retrouvé drossé sur l'enrochement du port.

Position de l'épave ...

Des voies d'eau se sont déclarées dans la cale et la salle des machines et le navire n'a pu quitter sa position inconfortable. Ce bateau n'étant pas assuré, ses propriétaires, dans l'incapacité de financer les opérations de renflouement, l'ont immédiatement abandonné. Depuis le port se trouve dans une situation complètement inédite avec un caboteur échoué et abandonné sur sa zone.

Collé aux rochers, il meurt lentement.

Le navire, devant le risque certain de pollution a dû être justement dépollué et sécurisé, ce qui engendre des frais et bien sur pas d'entité identifiée pour les régler ...

Echelle de corde en place, pour quel équipage ???

Depuis octobre 2008 nous avons donc en "squatteur" ce petit caboteur au cul rond, comme on en voit plus beaucoup, dont la cale et la salle des machines sont inondées. Son équilibre n'est pas très stable puisqu'il a bougé au cours des opérations de vidange des soutes et de dépollution. Maintenant une seule question demeure, que faire pour s'en débarrasser ? mais surtout qui va payer l'addition des opérations ?

44 ans de navigation pour finir ainsi ...


abandonné de Neptune et des hommes, un bien triste spectacle.
LADY GRACE II (Kingstown) - IMO 6402080 - 48,14x8,64x5,47 m - TE 3,86 m - JB 514 - JN 260 - PL 550 t - P 294 kW - Cap. 1 200 m3 - Constr. 1964 (Orskovs Staalskibsvaerft, Frederikshavn, Danemark) - Pav. VCT. Ex MISS TINI (2000-2005) - Ex SORVANG (1974-2000) - Ex MOGENS GRAESBORG (1964-1974).

mardi 25 août 2009

BAIE DU ROBERT - UN CARGO


En approche de la baie il va passer derrière l'îlet la Grotte.
Samedi 22 août 2009, week-end de plage avec la famille dans la baie du Robert, comme d'habitude j'ai pris mon appareil photo plus pour la famille que pour les bateaux. Tranquillement installé sur la plage de l'îlet Chancel je profite du paysage maritime, il est 15h00 la marée est montante et je scrute pour chercher l'îlet garou à l'horizon quand mon œil est attiré par une petite masse sur la mer. Hola, qu'est-ce que c'est ? je vérifie immédiatement mon appareil et suit maintenant cette masse qui s'approche rapidement de l'entrée de la baie. Pas de doute c'est un cargo ... vite la passion m'a rattrapé même sur mon lieu de détente, l'appareil photo en position, je capture cet instant pour vous en faire profiter maintenant.


Après avoir disparu derrière l'îlet la Grotte ... voilà sa proue.


Certains travaillent pendant que d'autres ...


Son itinéraire pour entrer dans la baie du Robert, le cercle rouge étant bien sur ma position (image GOOGLE HEART)

Le 31 juillet 2009, le navire était en escale à La Rochelle (Son escale à La Rochelle), arrivé à midi, venant d'Anvers, il chargeait, au terminal forestier de Chef de Baie, 6 000 t de bois sciés destinés à la Guadeloupe. Une fois sont déchargement effectué à Pointe-à-Pitre il a rejoint la Martinique, et la baie du Robert pour charger et repartir plein vers une destination ... ???

Lège sur l'eau ...

ou hors de ses marques, il vient charger au ROBERT.

MARIT (Papendrecht) - IMO 9364148 - Indicatif d'appel PBLH - Cargo de divers - 122,10x16,52x10,00 m - TE 7,2 m - JB 6 046 - JN 2 900 - PL 7 240 t - P 3 945 kW (mot. MaK-Caterpillar 8M32C) - Vmax 15 nds - Cap. GRN 10 279 m3 / 414 evp (dont 24 reefers) - Constr. 2008 (Zhejiang Hongxin Shipbuilding, Taizhou, Chine) - Gérant Sam Shipping Vof (Pays-Bas) - Pav. NLD. Sister ship : MYRTE (IMO 9364136).


Bien content d'avoir pu concilier détente et passion.

dimanche 23 août 2009

UN TANKER RANGER DE LA MER LIVRE FORT-DE-FRANCE

Durant cette semaine c'est un ranger de la mer qui était présent dans la baie pour livrer en pétrole brut la raffinerie de la SARA (raffinerie de Fort-de-France). En effet le SEARANGER, tanker de fabrication chinoise était accosté à l'appontement pétrolier.


Le SEARANGER de toute sa longueur le 19 août, il faut 3 à 4 jours pour "vider" sa précieuse cargaison de pétrole brut.

SEARANGER - IMO 9442158 - année de construction 2009 dans les Hudong-Zhonghua à Shangaï en Chine - Tonnage 60193 - DWT - 109165 - Longueur 243 m. - Largeur 42 m. - Vitesse 14,5 noeuds - Pavillon Hong Kong.

Un pétrolier est un navire citerne servant à transporter le pétrole ainsi que ses dérivés. Pour le transport d'autres liquides, les navires s'appellent : les méthaniers qui transportent le gaz, les chimiquiers pour le transport de produits chimiques etc. On les nomme également tankers (de l'anglais oil tankers, « citernes à pétrole »), ou supertankers pour les plus grands.


Un chimiquier au mouillage devant l'île de Saint-Martin.

On distingue plusieurs sortes de pétroliers :


Les super-tankers transportent les produits pétroliers sur de grandes distances dans des tailles dépassant les 100 000 tonnes;

Les pétroliers classiques pour les moyennes distances, que l'on peut classer à moins de 100 000 tonnes ;


Les ravitailleurs et navires d'allègement : ils permettent le ravitaillement d'autres navires, ou d'alléger les pétroliers trop gros pour arriver à un certain terminal ;


Les pétroliers côtiers qui effectuent des transports de différents types de produits en cabotage, ils sont de dimensions limitées et ont une bonne manœuvrabilité pour pouvoir se glisser dans les passages étroits, ce sont des navires comme le LAMENTIN ou LACANAU que l'on voient souvent s'approvisionner à la SARA pour ravitailler ensuite la centrale de BELLEFONTAINE et certaines îles des Antilles;



Le LACANAU un des réguliers de la baie.


Le ALICE-PG ravitaillant la centrale électrique de BELLEFONTAINE.

Les barges particulièrement utilisées sur le continent nord-américain, où elles représentent environ 60 % du trafic intérieur de pétrole. Elles peuvent être poussées ou tirées par un remorqueur et peuvent permettrent aussi le ravitaillement des navires en mer.



Le FS PROVENCE à l'appontement de la SARA.


Le même au même poste vue de la mer.

vendredi 21 août 2009

TECHNIQUE MARITIME - SAISISSAGE DES CONTENEURS


Développement durable : On trouve maintenant du conteneur écologique, le fond en bois étant remplacé par un fond en bambou.

Depuis le temps que l'on voit passer des navires porte-conteneurs il est temps je pense de voir un peu comment sont arrimés ceux-ci. Tout d'abord qu'est ce que c'est qu'un conteneur (en français) ou container (en anglais) : vulgairement il s'agit d'une "boite" métallique avec fond en bois à des dimensions normalisées au niveau international. A chacun des angles de cette boite vous trouvez des pièces de préhension permettant la saisie du conteneur ou son arrimage, ces pièces sont appelées pièces de coin ou corner fitting. Ces conteneurs sont empilables a volonté. Ainsi l'on a amélioré, standardisé et optimisé le chargement, déchargement et transport des marchandises.


Twistlock (verrou tournant) en position ouvert.


Les twistlock assure la jonction entre les conteneurs ou avec le navire.

Twistlock (verrou tournant) en position bloqué ou fermé.

La norme ISO établie en 1967 classe trois types principaux de tailles de conteneurs, les 20 pieds, 30 pieds et 40 pieds. La largeur pour tous est identique, 8 pieds.


Occasionnellement on peut trouver des conteneurs "hors-norme" ici un 45 pieds, ce qui peut poser des soucis avec l'arrimage ou les équipements du port si ceux-ci ne sont pas adaptés à ces tailles.

Lorsque l'on parle de capacité des navires vous entendrez parler de "cargo 8500 EVP" ce qui veut dire cargo capable de charger 8500 conteneurs équivalent vingt pieds.
La taille des navires n'a fait qu'augmenter depuis 40 ans pour atteindre depuis le PC (porte conteneurs) EMMA MAERSK le volume énorme de 11 000 EVP.


Configuration des pièces de saisissage permettant l'arrimage de la cargaison.

Vue de profil, seul les deux premiers rang de conteneurs sont saisis. Le reste est fixé avec les twistlock.

Actuellement, la crise mondiale touche également le monde maritime et bon nombre de compagnie se séparent d'une partie de leurs flottes de portes-conteneurs.
Les plus gros porte-conteneurs "escalant" à Fort-de-France ont une capacité d'environ 2260 EVP, en particulier la série des Forts de la CMA-CGM, cela vous laisse à penser de la taille des autres porte conteneurs.


Le CMA-CGM FORT ST PIERRE dans la baie, 2260 EVP (équivalent vingt pieds) ou TEU (twenty foot equivelent unit).

Derrière le château, le pont arrière est aussi occupé par des conteneurs.

Conteneurs en pontés, on parle de piles (rows) et de travées (bays) de conteneurs.

mercredi 19 août 2009

LE PAQUEBOT FRANCE

Lancement le 11 mai 1960 (carte postale via Régis ZAIA)
Lancement du FRANCE(Photo via JY BROUARD)
Comme je l'avais annoncé hier dans mon "INFO BIGBULL" la date du 18 août marquait les trente ans du départ définitif du Havre du paquebot FRANCE. A cette occasion j'ai effectué des recherches afin de savoir si le "FRANCE" n'avait pas fait escale ici à Fort-de-France. Il aurait été surprenant que non mais sait-on jamais.
1ère arrivée au Havre escorté par l'aviso dragueur COMMANDANT DE PIMODANT F739(carte postale via Régis ZAIA)

Après de nombreuses recherches sur le net et l'aide des membres du site marine-marchande j'ai donc retrouvé les traces des escales à Fort-de-France, et en plus en un jour magique, le 25 décembre 1962 pour la 1ère.

Après le lancement quelques finitions, exemple 29 t. de peinture (carte postale via Régis ZAIA)


19 novembre 1961, 14h00, le FRANCE quitte Saint-Nazaire pour le Havre, son port d'attache. Il effectuera ses essais en mer près de Belle-Île, commandé par le commandant Croisile. (photo via C-Plagué)

Une croisière intitulée "Croisière de Noël et du jour de l'An" avait été organisée de New-York aux Antilles . Elle suivait le parcours suivant, départ le 21 décembre 1962 de New-York par -17°, le 25 décembre escale à Fort-de-France, puis le 26 à Port-of-Spain, le 28 à Curaçao et le 30 à Port-auPrince puis retour sur New-York où de la glace dans le port a posée des difficultés pour l'accostage. A noter qu'en 24h00 de navigation les passagers avaient subis un choc thermique de plus 37°. 946 passagers pour cette première traversée répartis ainsi, 871 américains, 41 canadiens, 18 français, 6 suisses, 3 anglais, 2 allemands, 1 australien, 1 belge, 1 suédois, 1 israélien et 1 pakistanais. A l'occasion de l'escale à Fort-de-France, le paquebot étant au mouillage dans la baie les passagers étaient obligatoirement mis a terre par navettes (au nombre de 4) spécialement embarquées pour les croisières aux Antilles à la place des embarcations de sauvetage (à priori sur les 2 premiers bossoirs bâbord et tribord avant - informations obtenues auprès d'un ancien navigant à bord du FRANCE). Je n'ai malheureusement pas trouvé de photos de cette escale ou de celles qui ont suivies. Il est toujours difficile de trouver ce genre de documents libre de droit. Mais je ne pouvais pas diffusé cet article sans y adjoindre des vues de ce magnifique paquebot. Je remercie donc encore les membres du site marine-marchande de m'avoir transmis les photos qui agrémentent cet article.

1987 - Le NORWAY près de l'île de ST-MARTIN,
le charme est déjà rompu au changement de nom (photo Y-Perchoc).


Visiteurs de ce blog, si vous possédez une photo du FRANCE dans les Antilles et que vous accepteriez de m'en fournir une copie soyez en remercié. Je suis aussi preneur des témoignages sur les escales du FRANCE à FORT-DE-FRANCE. Il ne sert à rien de dire plus sur ce paquebot, tant d'éloges ayant déjà été faits, tant d'écrits, malheureusement on ne peut revenir en arrière et ce navire fait partie dorénavant de nos souvenirs. Dates non exhaustives d'escales à Fort-de-France (il doit en manquer moins d'une dizaine) : la première le 25 décembre 1962, les 20 mars et 29 décembre 1963, les 1er mars, 17 mars et 27 décembre 1964, les 14 et 26 février, et le 18 novembre 1965, le 1er février 1966, les 17 janvier, 4 novembre (A Fort de France la vedette Chaumont remorque la vedette du pilote qui était tombée en panne), et 29 décembre 1967 (Grosse épidémie de grippe à New York, une partie de l'équipage sera consultée pendant cette croisière), les 17 janvier, 5 mars et 18 octobre 1968, les 28 février et 29 novembre 1969, les 24 janvier, 8 février, et 27 décembre 1970, les 9 mars et 12 novembre 1971, les 29 octobre et 31 décembre 1972, les 6 novembre 1973 et pour moi le 17 avril 1974 est la dernière escale du FRANCE dans notre baie. FRANCE - IMO 5119143 année de construction 1961 dans les chantiers de l'Atlantique à St-Nazaire - Tonnage 66348 - DWT 13740 - Longueur totale 315.5 m. - Largeur 33.8 m. Vitesse 31 noeuds - Fin en 2006- BU Alang 30.6.06 (beached 15.8.06) ex noms 79 NORWAY - 06 BLUE LADY

mardi 18 août 2009

HIER A FORT-DE-FRANCE ... UNE ECLIPSE & UN TROUBADOUR


Arrivé lentement et sans bruit de nuit.


Arrivé tout aussi lentement mais de jour.

Hier deux navires sont arrivés dans le port de Fort-de-France. Le HÖEGH-TRUBADOUR qui était à la prise de pilote vers 4h30 et l'ECLIPS, un porte-conteneurs affrété CMA-CGM et qui dessert la ligne / Miami - Puerto Rico - St Maarten - Martinique - St Lucie - Trinidad - Jamaïque en alternance avec le CONDOR et le CONRAD.

Avec le HÖEGH, ce qui est impressionnant hormis son gabarit c'est le silence qui accompagne son déplacement, en effet ce navire est extrêmement silencieux par rapport à la puissance des machines. Les voituriers de la compagnie HÖEGH viennent fréquemment accoster au quai de l'hydrobase. Les sisterships (bateaux construits en série et identiques) sont au nombre de 8 et j'en ai déjà vu la moitié ici à Fort-de-France.


5h15 pendant que Fort-de-France s'éveille lentement ...

Concernant le HÖEGH-TRUBADOUR, du temps où il s'appellait "HUAL TRUBADOUR", il s'était échoué le 1er octobre 2002 sur un haut fond à l'entrée du chenal d'accès à Pointe-à-Pitre. Il n'y avait eu aucune pollution. Cet échouement avait eu lieu alors que le remorqueur "Boris" venait d'être désarmé et l'équipage licencié. C'était à l'époque le seul remorqueur basé à Pointe-à-Pitre. Le voiturier s'était engagé dans le chenal, alors que le pilote n'était pas encore à bord. Un tiers de la quille reposait sur un fond de coraux à moins de 6 m de fond. Le navire n'accusait aucune gîte, il avait 2 000 voitures à bord. Le samedi 5 octobre, deux remorqueurs (1 battant pavillon américain et l'autre de La Barbade) venus spécialement à la Guadeloupe tiraient le "HUAL TRUBADOUR" d'affaire. Ces deux remorqueurs avaient bénéficié d'une dérogation au monopole du pavillon français, délivré par les Affaires Maritimes, pour l'acte de remorquage. Cet échouement du voiturier a couté à l'assureur Groupama-transport la bagatelle de 12 000 000 $ US (source : https://www.groupama-transport.com/fr/newsletter/mars03.php).


La masse imposante du HÖEGH.


Gros plan sur la "porte",
je suis toujours fasciné par cette rampe et sa puissance !



Assisté du CHIFTAN, l'affrété se présente ...


Il rejoint son poste à la Pointe-des-Grives sud.

pour l'ECLIPS, il s'agit d'un porte-conteneurs relativement moderne (constr. 1997) et de fabrication turque. Ancien navire d'une société maritime turque il navigue pour l'instant en affrété CMA-CGM, c'est donc pour l'heure un régulier du port de Fort-de-France.


Au milieu des conteneurs ...
une belle (l'embarcation) et une bête (la grue) .



La passerelle comme une tour de contrôle.


Le bulbe sur une mer d'huile.


Les aussières me tractent vers le quai, je vais pouvoir souffler.

HÖEGH TRUBADOUR (Oslo) - IMO 7900211 - Voiturier - 180,00x29,22x12,54 m - TE 5,518 m - JB 33 369 - JN 10 011 - PL 12 165 t - P 8 238 kW (mot. B&W-Mitsui 6L67GFC) - V 18 nds - Cap. 3 550 voitures (3 290 m de linéaire) - Equipage 27 - Constr. 1980 (Tsuneishi Shipbuilding, Hiroshima, Japon) - Gérant Hoegh Fleet Services (Oslo, Norvège) - Pav. NIS - Ex HUAL TRUBADOUR (2000-2005) - Ex HUAL INGRITA (1982-2000) - Ex INGRITA (1980-1982).
Sister ships : HÖEGH TRACER (IMO 7924841) - HÖEGH TRAMPER (IMO 7900209) - HÖEGH TRAPEZE (IMO 8130966) - HÖEGH TRAPPER (IMO 7924853) - HÖEGH TRAVELLER (IMO 8116908) - HÖEGH TREKKER (IMO 8005903) - HÖEGH TROPICANA (IMO 7903093) - HÖEGH TROTTER (IMO 8116910).

ECLIPS (HARLINGEN) - IMO 9126924 - Porte-conteneurs - 149 x 22,7 - PL 9 978 t. - DWT 12123 - Constr. par Sedef Gemi (à Tuzla - TUR) - Construit en 1997 - Pav. HOL - Ex nom : 97 MUKADDES KALKAVAN 07 ECLIPS